Expert Blog

Un voyage en Arménie et en son cœur - Erevan: histoires, lieux à visiter et conseils de voyage.

Février 2020 à Août 2020

Depuis le Caucase et plus précisément depuis la Géorgie pour accéder par la voie terrestre en Iran, l’unique possibilité est de passer par l’Arménie : Mon passage dans ce pays représentait donc originellement une étape importante mais limitée dans le temps (1 à 2 semaines) afin d’obtenir de l’ambassade d’Iran à Erevan le précieux visa d’entrée pour l’ancienne Perse.

Le COVID 19 et ses répercussions ont changé radicalement mon « programme » et je suis donc encore, après plus de 5 mois (j’écris ce billet en Août 2020), en Arménie et plus précisément à Erevan, sa capitale.

 

Premières humeurs arméniennes : Comment se rendre à Erevan: mon primer trip à Erevan.

Sur la carte, le trajet depuis Tbilissi la capitale de la Géorgie, semble relativement court et rapide. Mes priorités de voyage m'incitent à privilégier les moyens de transport les moins impactant pour l’environnement ; je choisis donc le train de nuit (que j’adore depuis toujours) qui part de Tbilissi vers 20h00 et arrive à Erevan le lendemain matin un peu avant 7h00, soit 11 heures de trajet pour approximativement 150 km à vol d’oiseau ! (Info pratique : le prix du billet suivant la classe est de 15 à 30 EUR par personne)

Même en tenant compte des arrêts nécessaires et obligatoires à la frontière (1 heure en Géorgie puis 1 heure en Arménie), la durée de ce périple peut paraître excessive. Pour ma part, c’est une « tranche de vie » intéressante et privilégiée. Je savoure le confort toutefois un peu spartiate de mon compartiment que je partage avec une femme qui ne me concède que quelques mots en allemand ! Mon niveau pour la langue de Goethe étant extrêmement limité, je peux me laisser bercer par le roulis du wagon et les crissements continuels des rails ! J’apprendrai à l’arrivée, dans un excellent français, qu’elle est Parisienne mais que par soucis de tranquillité, elle ne veut pas socialiser ou même échanger avec qui que ce soit ! Moi qui me trouvais prodigieusement associable, je suis surclassé de la tête et des épaules !

La gare de Erevan ou plutôt « la salle des pas perdus », tôt le matin par un froid extrême, me surprend car elle est magnifiquement éclairée par un lustre gigantesque, vestige de son passé soviétique. Il est facile de trouver des taxis à la gare (majoritairement de marque Lada) pour se rendre au centre-ville, distant de 2 à 3 kilomètres (info pratique: 2 à 3 EUR) . Mais attention : aucun bureau de change n’est ouvert avant 10h à Erevan, il faut donc utiliser votre carte de retrait pour obtenir des Drams (Info pratique: en Août 2020, 1 EUR = 530 ADM).

Par cette froide matinée, je choisis de marcher tranquillement jusqu’au centre-ville afin de ressentir l’éveil de la cité, mais aussi afin de me dégourdir les jambes après ces 11 heures de train. Aucune circulation, aucun piéton non plus ou presque avant 9h ! Les très larges avenues et les immeubles massifs représentent l’urbanisation habituelle des républiques anciennement soviétiques et le charme qui s’en dégage n’émoustillera que les nostalgiques.

7 des meilleurs endroits à visiter à Erevan

Le mont Ararat est un symbole pour chaque arménien

La vue du mont Ararat couvert de neige, depuis Erevan, est grandiose et très impressionnante. L’appellation « Ararat » désigne en réalité 2 cônes volcaniques distincts. On comprend aisément que la majesté de ce volcan (info pratique: stratovolcan dernière éruption le 2 juillet 1840), qui culmine à 5137 mètres (et 3 896 mètres pour le deuxième cône) représente pour chacun des arméniens leur identité et le symbole de leur culture ancestrale. Pour les chrétiens et d’après la Bible, l’Arche de Noé aurait terminé son périple post-déluge sur les flancs de cette montagne. Plusieurs expéditions internationales organisées depuis pour retrouver les preuves de cette croyance n’ont pas complètement ôté le mystère qui reste donc entier!

Paradoxalement, ce gigantesque « emblème » qui domine l’Arménie et qui en fait sa fierté, est situé … en Turquie, pays voisin musulman et détesté depuis au moins le début du 20ème siècle.

Erevan, le cœur de l’Arménie: endroits à visiter à Erevan

La capitale de l’Arménie, avec ses quelques 2 000 000 d’habitants, accueille plus de la moitié de la population totale de ce pays. Fière d’un passé de plusieurs millénaires, cette cité, nichée à 1000 mètres d’altitude, regroupe la totalité des activités importantes économiques et politiques de l’Arménie. Détruite puis reconstruite de nombreuses fois depuis sa création, Erevan et son tissu urbain ressemblent à de nombreuses villes des républiques de l’ex-URSS. Même si elle est surnommée « La ville rose » à cause de la couleur des matériaux utilisés pour la construction des immeubles, les bâtiments sont massifs et peu artistiques, et ils donnent une impression de lourdeur, de puissance et de force.

En revanche, l’aménagement urbain et ses nombreux bancs publics, ses larges trottoirs et ses innombrables parterres de fleurs, rend les déambulations citadines agréables et paisibles. Durant ces escapades, il est facile de trouver à se relaxer en terrasse ou de partager le plaisir d’un bon café. (Coup de cœur : “In Vino” 6 Saryan street est mon préféré avec un excellent café à 1 EUR et un choix incroyable de vins au verre à des prix très doux ; l’accueil y est TRÈS chaleureux et sa patronne vous garantit un moment agréable).


Parcs, jardins, parterres de fleurs et fleuristes

Les rues d’Erevan, très souvent bordées d’arbres, sont quasi systématiquement complétées de parterres de fleurs ou de jardins. Les parcs et jardins d’enfants sont omniprésents et invitent au calme au farniente et à la sérénité. En été, ils deviennent les principaux lieux de socialisation, de flirt pour les jeunes ou de repos pour les plus anciens. A l’ombre, pendant les heures très chaudes, ils permettent d’oublier les inconvénients de la circulation trop dense. Les terrasses ombragées, nombreuses et agréables, rappellent assurément les ambiances du sud de l’Europe et l’intérêt manifeste des habitants d’Erevan pour la Nature est corroboré par de nombreuses échoppes de fleurs et de fleuristes patentés.


Transports et déplacements dans la cité. Que faire à Erevan les endroits à visiter à Erevan?

La découverte de la ville et de ses centres d’intérêts peut se faire aisément à pied. Le métro qui ne circule que sur une seule ligne, du nord au sud, n’est pas fonctionnel pour visiter Erevan. En revanche, la ville est parcourue par de nombreux minibus, plus chaotiques et ancestraux les uns que les autres, et par des bus municipaux bon marché (souvent des épaves données gracieusement, au nom du « soft power » par la Chine) mais qui n’inspirent aucunement confiance.

Plusieurs possibilités pour louer des « vélos city » avec une carte bancaire (info pratique: Yerevan Ride (vert) ou Mimo (jaune) +/- 2 EUR par heure) , mais croyez-en mon expérience, la maintenance de ces vélos n’étant pas optimale, les possibilités restent limitées. J’ai donc opté pour l’achat de mon propre VTT ce qui m’a permis d’élargir considérablement ma connaissance des environs d’Erevan (Info pratique: l’achat d’un vélo adulte neuf en magasin : entre 70 EUR et 200 EUR. La revente est possible après utilisation, soit en direct/online, soit au magasin, pour la moitié du prix).

Attention : Erevan est ceinturée par 7 « collines » (excepté au sud et la plaine jusqu’à la frontière turque) qui peuvent représenter des défis pour les moins expérimentés. De plus, les automobilistes (ainsi que les chauffeurs de minibus) ne partagent pas facilement « leur privilège » de rois du bitume. Conscient des dangers, j’ai rapidement décidé pour mes escapades à vélo, de privilégier les premières heures du jour sans trafic. Pour les flâneries en vélo dans la cité, ma recommandation est de rouler sur les trottoirs et non sur la chaussée qui est encombrée de véhicules et de chauffeurs réfractaires aux cyclistes ! Le partage de la chaussée n’est pas encore de mise ici et donc un trip à Erevan en vélo est pratiquement une aventure pour les braves !

En revanche et contrairement aux chauffeurs géorgiens par exemple, le respect des passages piétons par les automobilistes est appliqué systématiquement. Il n’y a pratiquement aucune moto ou scooters dans les rues, à l’exception parfois d’un vieux side-car ou d’un modèle de moto de l’époque de Brejnev, probablement la meilleure manière de faire un trip à travers l'histoire de l'Arménie!


Taxis, Yandex et « Lada Land.»

Pour vous déplacer dans la cité, les taxis sont nombreux et bon marché. Préférez le site online Yandex qui vous garantit des prix fixes et sans négociations avec des chauffeurs toujours ponctuels, courtois et serviables. (Info pratique: 1 à 2 EUR pour une course au centre-ville) Les nombreux « taxis » qui fourmillent à tous les coins de rues seront souvent bourrus, roublards voire carrément filous. Il est difficile pour les visiteurs non-arméniens d’obtenir des prestations correctes et qui respectent les conditions négociées. Chaque tentative sera malheureusement souvent le prétexte à de vindicatives atermoiements voire altercations. Evitez absolument tous les chauffeurs « Opel » qui, facilement reconnaissables à leurs mines patibulaires, sont les plus « coriaces » dans le style « je ne suis pas agréable et j’en suis fier ! » et confirment localement la mauvaise réputation des taximens du monde entier !

Afin de vous retrouver immergé dans une ambiance très « années 70 » (guerre froide), n’hésitez pas à choisir un chauffeur de taxi « pilotant » une Lada : auto emblématique du régime soviétique au confort spartiate et suranné, vous n’aurez pas l’assurance de faire le tour de la ville sans panne ou crevaison, mais vous éprouverez certainement une sensation de « Retour vers le Passé » inoubliable ! (Info pratique : 7 EUR pour 1 heure)


Les monuments et lieux de culte à visiter sont peu nombreux et souvent peu dignes d’intérêt car relativement récents (20ème siècle et souvent depuis 1960) et sans particularités notables. Cependant pendant votre trip en Arménie et durant votre séjour à Erevan, il sera agréable de visiter les lieux ci-dessous :

  • La Place de la république qui concentre la majorité des ministères de la République et ses spectaculaires « jets d’eaux musicaux » le soir à 19h00,
  • L’Opéra salle de spectacle, de danse et de ballet,
  • La Cascade, gigantesque escalier de 480 marches, avec une cascade et le musée contemporain,
  • La cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch, de 1700 places pour rappeler l’adoption du Christianisme comme religion d’Etat, il y à a 1700 ans,
  • La Mosquée bleue, dernière mosquée présente à Erevan.
  • La Mère Arménie, une gigantesque statue qui surplombe le Parc de la Victoire, ainsi que toute l’agglomération,
  • Le mémorial du Génocide arménien Tsitsemakaberd le plus gigantesque des nombreux sites relatant le Génocide arménien de 1915.

Parc de la Victoire 

En plus d’être un parc boisé au charme désuet, il est supposé être un Parc d’attractions. Désert lors de mes différentes visites, l’ambiance me rappelle Tchernobyl en hiver (Pripyat et son parc d’attractions abandonné) et en été, les romans de Stephen King (où l’on peut s’attendre à voir Le Clown du roman Çà, surgir à tout moment). Votre envie d’emmener les enfants à cet endroit ne peut être qu’à titre de punition, et vous aurez l’assurance d’un traumatisme psychologique à vie tant l’ambiance de fin du monde y est omniprésente ! En tant qu’adulte, j’aime bien ce lieu, car j’entraperçois mentalement les fantômes des visiteurs hypothétiques d’antan, même s’il reste difficile à croire que des enfants se soient vraiment amusés un jour en ces lieux !


Je conseille vivement une balade à pied de plusieurs kilomètres le long de la rivière Hrazdan, au fond d’une gorge ceinturée de falaises abruptes. Votre randonnée sera ponctuée entre avril et juillet d’arrêts fréquents pour déguster à même les arbres, des cerises, abricots et mûres savoureuses et sucrées. C’est un havre de paix au cœur de la cité, idéal pour un pique-nique, qui enchantera aussi bien les pêcheurs à la ligne que les sportifs. Pour moi une des belles choses à faire en toute sécurité à Erevan!


Coup de cœur : Le Musée d’histoire d’Arménie

Ceux qui me connaissent personnellement connaissent mes passions pour les volcans et la géologie, ainsi que l’histoire ancienne et particulièrement l’archéologie. Les cultures Celtiques, romaines, (gallo-romaines) et grecques sont mes préférées même si l’égyptologie retient de plus en plus mon attention, et je peux consacrer de nombreuses journées à découvrir les innombrables découvertes archéologiques sur les sites mais aussi les musées (parmi mes préférés ces dernières années, le musée d'Éphèse à Selcuk/Turquie et l’ancien musée du Caire/Egypte). A Erevan, j’étais vraiment loin de penser que j’allais rester estomaqué par le Musée d’histoire d’Arménie de la Place de la République. C’est pourtant un lieu époustouflant par la quantité d’objets extraordinaires de périodes beaucoup plus anciennes que mes périodes de prédilection habituelles (-7000 ans avant J-C à +400 ans après J-C).

Les objets de l’âge de pierre, de l’âge du Bronze et de l’âge du fer sont innombrables et prodigieusement intéressants. Je suis resté des heures à admirer là, une statuette criante de vérité du XIIème siècle avant J-C, ici un magnifique gobelet en argent du XXIIème siècle avant J-C et bien d’autres poteries, ustensiles et monnaies des siècles précédents les années d’occupation romaine puis persane et ottomane. La visite sera fabuleuse, malgré l’interdiction de prendre des photos à l’intérieur du musée (mon seul regret), interdiction contrôlée en permanence et dans chaque salle, par une gardienne attentive qui répondra agréablement à chacune de vos questions… mais uniquement en arménien ! (Infos pratiques : fermé le lundi et jours fériés, prix par personne - 4 EUR )


Où dormir et se restaurer à Erevan?

Les hôtels à Erevan sont peu nombreux et, à l’exception de quelques-uns, chers et trop prétentieux. Je préconise la solution d’une location d’appartement (AirBnB et Booking.com) d’autant plus que le choix est pléthorique et généralement de bonne qualité.

(Infos pratiques : entre 15 et 30 EUR par nuit pour un appartement de +/- 40 m², rénové en centre-ville)

Les restaurants sont bon marché et proposent des plats frais, cuisinés pour la plupart directement sur place et souvent devant vous. Principalement à base de viandes ou de poissons et toujours agrémentées d’herbes ou d’épices, les spécialités les plus communes sont les brochettes de viandes grillées (Khorovadz), les pizzas à pâte très fine (Lahmajo), la soupe de pomme de terre et de bœuf (Khashlama) et le ragoût de citrouille (Ghapama). Les desserts, (Baklava, Tcheureg, Gata et autres Kadeif) raviront les palais avides de sucreries.

Il existe seulement quelques rares restaurants végétariens (Eat & fit Café 80, Aram Street Yerevan) mais rassurez-vous, chaque restaurant proposera un ou plusieurs plats végétariens : taboulé arménien ou salade de légumes crus (radis, tomates, salades et surtout concombres) voire du Madzoun, lait fermenté agrémenté de persil, concombre et herbes.

Pour les végétaliens (Vegan) et plus encore pour les « végétaliens crus » (raw vegan), il ne vous restera plus qu’à préparer personnellement vos plats en vous approvisionnant auprès des nombreux magasins (SAS, City, Spar…) présents à chaque coin de rue.

Laissez-vous séduire (si comme moi, marchander dans une langue que vous ne connaissez pas vous amuse) par les vendeurs de rue qui vous proposent des produits frais (fruits et légumes), mais aussi du miel et voire même des produits laitiers (principalement du lait fermenté au concombre). Par expérience (et  ce sera vrai durant tout votre trip en Arménie!), les vendeurs de rues ou des marchés n’apprécient que très modérément votre marchandage et pourront à l’inverse des pays alentours, (Azerbaïdjan, Turquie voire Géorgie) vous montrer de l’agacement à chacune de vos tentatives de réduire le prix initial (naturellement gonflé dès que vous êtes identifié comme « étranger »). Ces marchandages prendront, souvent, une tournure complètement surréaliste car, à défaut de se comprendre, chacun argumentera dans sa langue natale, agrémentée de quelques notions d’anglais, russe voire même de français, et le ton de la conversation haussera assurément de manière sensible. Cependant, l’ambiance se calmera rapidement et les clameurs initiales laisseront la place à des sourires dénués de rancœur !

Il est notable que quelques mots de russe (plus que d’anglais) simplifient la communication auprès des arméniens de plus de 40 ans mais peu auprès des plus jeunes!

Le marché Gumi Shuka (marché couvert et d’une architecture typiquement soviétique, Movses Khorenatsi street) est un marché renommé mais, parcouru par très peu de clients dont une majorité de touristes. Les produits sont principalement des souvenirs sous forme de paniers de fruits secs et de gourmandises.

La marché Pak Shuka (marché couvert, Mesrop Mashtots avenue, en face la Mosquée bleue) est devenu une supérette et n’est plus un marché traditionnel.

Préférez les marchés de fruits et légumes de Mergelyan Shuka (Hakob Hakobyan street) ou celui de Komitas Shuka (Komitas Avenue, près de Arabkir Supermarket). Tous les produits fermiers, de saison, sont vendus dans de petites échoppes traditionnelles dont l’ambiance est réellement arménienne. (Info pratique: les prix au kilo  en août 2020 : tomates 0,40 EUR, concombres 0,30 EUR, cerises 1,10 EUR, abricots 0,90 EUR, mûres sauvages 2 EUR, pastèques 0,20 EUR, melons 0,30 EUR, brocoli 0,80 EUR. Prix à la pièce : avocat 1 EUR, salade verte 0,20 EUR, œuf 0,10 EUR. Lentilles, pâtes et riz, blé noir, en vrac et au détail par kilo 1 euro) Pain traditionnel (lavash) et pita 0,20 EUR la pièce).

Le tan, boisson au lait fermenté (souvent parfumé au concombre coupé en morceau) accompagne généralement tous les repas .

Les vins arméniens (Taras, Tarak ou Tariri) sont réputés (surtout en Arménie) et deviennent une fierté nationale (Info pratique: suivant l’année et le cru entre 10 et 20 EUR la bouteille). Le cognac (brandy) local (Ararat, Grand Yerevan ou Noy) est aussi très apprécié et répandu. (Info pratique: suivant le cru entre 25 et 80 EUR les 700ml). Même si la consommation de bière est très répandue (info pratique: bières locales : Gyumri 50cl 1,20 EUR ; Kilikia 50cl 0,75 EUR), la vodka reste la valeur sûre pour les amateurs d’alcool fort (Info pratique: vodka locale : Oghi 75cl 2,30 EUR).

Il est à noter que l’eau du robinet est excellente. D’après les dires d’un jeune arménien, elle y serait « la meilleure au monde, ce qui serait prouvé par de nombreuses études internationales ! ». La ville d’Erevan est parsemée de fontaines d’eau provenant des montagnes environnantes, qui permettent toute l’année de se désaltérer avec une eau très fraîche, agréable et très prisée des citadins. Mes premières réticences passées (surtout en période d’épidémie virale), je suis devenu un adepte inconditionnel et, à chacune de mes divagations citadines, je m’y adonne avec grand plaisir ! Certains anciens affirment que cela guérit toutes les maladies mais je soupçonne que l’efficacité présumée de cette eau est renforcée par leur consommation additionnelle journalière de vodka (Info pratique : Eau en bouteille Aqua Armenia 1,5 l +/- 0,50 EUR).

De nombreux kiosques à café (cafés trucks) qui fleurissent partout sur les trottoirs de la ville, ouvrent à 9h, alors que la majorité des cafés et brasseries n’ouvrent qu’à partir de 10 ou 11h. Il n’est pas rare de ne pouvoir prendre son petit déjeuner qu’à partir de 11h30 et jamais avant 10h ! Pour moi qui aime commencer ma journée très tôt (vers 5h) et qui avale plusieurs bonnes doses de café, la solution est donc de me préparer, chaque matin, un savoureux café arménien traditionnel (sourdj: Սուրճ) comparable au café turc ou géorgien.

Autres infos utiles et diverses pour votre visite à Erevan et votre voyage en Arménie.

Pour les nomades numériques, Erevan ne sera probablement pas votre premier choix. L’hiver, de octobre à avril, y est très froid, le thermomètre pouvant descendre jusqu’à -15°C. L’été de juin à septembre y est généralement très chaud, avec des semaines à plus de 40° C. Les cafés spécifiques et lieux dédiés à la communauté numérique n’existent pas (données d’août 2020). Cependant, tous les cafés et restaurants (ainsi que les hébergements onlines) proposent un wifi gratuit, habituellement de bonne qualité.

Pour votre carte Sim, favorisez VivaCell MTS (Info pratique: achat de la carte Sim incluant 8GB pour +/- 5 EUR), qui restera active en Géorgie, en Russie et en Ukraine. La recharge mensuelle (de 4GB minimum) se fera aisément grâce aux nombreuses bornes de paiement automatiques et connectées, à travers toute la ville. Attention : les informations SMS, provenant de votre fournisseur d’accès, arriveront sur votre téléphone, uniquement en arménien (pas d’option en anglais). Le provider Beeline, présente l’avantage d’être opérationnel également en Géorgie. Je ne l’ai toutefois pas adopté en Arménie. D’expérience, le provider Rostelecom est à éviter aussi bien en Wifi qu’avec une carte Sim car les connexions sont lentes et peu fiables.

La conversion de devises sera possible uniquement à Erevan et je conseille de porter votre choix vers les banques, plus sûres et plus fiables. Les distributeurs de monnaie (DAB) sont nombreux et ont habituellement une option de lecture en anglais voire en russe. Les pharmacies, nombreuses, modernes et faciles à trouver, proposent des médicaments occidentaux et russes ainsi que des médicaments génériques. Les employés vous répondront souvent en anglais et essaieront dans tous les cas de vous aider de leur mieux.

Peut on voyager à Erevan en toute sécurité ?

Voyager à Erevan est sûr et sans dangers particuliers. Il convient pour les voyageurs hommes ou femmes en solo.

Faut-il visiter Erevan ?

Une visite à Erevan s’impose et peut être facilement votre camp de base pour votre visite de tout le pays.

En quoi la ville d’Erevan est particulière ?

Erevan est particulière car c’est une cité stratégiquement et historiquement importante sur la Route de la Soie.

Que rapporter d’un voyage à Erevan ?

En quittant Erevan, vous pouvez rapporter des fruits secs, de savoureuses grenades (les fruits bien sûr !) et du cognac.

Combien de jours pour visiter Erevan ?

Pour visiter Erevan, il suffit de quelques jours et au maximum une semaine.

Quelles sont les activités de plein air à Erevan ?

Les meilleures activités de plein air a Erevan est de passer du temps dans les jardins et parcs de la ville et de monter les 485 marches de La Cascade !

Mes réponses ne sont basées que sur mes propres ressentis et sur mes expériences durant mon séjour à Erevan.


La diaspora et l’Arménie dans le monde

La population arménienne mondiale est estimée en 2020 à 12 millions de personnes mais seulement 3 millions de résidents en Arménie même, (2 millions à Erevan et sa banlieue). Il est donc clair qu’avec seulement 1 arménien sur 4 résidant dans son pays d’origine, l’influence «extérieure » de la diaspora est importante, sinon primordiale.

Russie ( 2 300 000 personnes)

USA ( 1 300 000 personnes)

Iran ( 600 000 personnes)

France ( 500 000 personnes)

sont les pays regroupant le plus d’arméniens expatriés dans le monde, mais la présence d’arméniens est recensée dans de très nombreux autres pays et sur tous les continents. En Indonésie à Jakarta, plusieurs devantures de magasins du centre-ville témoignent en effet de la présence arménienne.

Cette diaspora internationale est très active par son lobbying, aussi bien au niveau politique (conflits et guerres avec ses voisins), qu’économique (supports financiers multiples par la communauté, demande d’aides et de soutiens auprès des organisations mondiales et nationales, etc.). Elle aide considérablement le pays originel, qui est assurément d’un niveau de vie très inférieur. Cette « perfusion économique permanente » est essentielle et la majorité des habitants la considère non seulement indispensable mais également insuffisante. Elle est devenue « un droit naturel » et je ne suis pas loin de penser qu’elle pourrait être un frein psychologique aux initiatives individuelles locales (forcément risquées) : il est en effet plus facile et plus rapide d’espérer un don étranger plutôt que de chercher des solutions nationales. Plusieurs personnes rencontrées pendant cette période de COVID 19, réclamaient comme un dû légitime, l’aide des autres pays, malgré l’aide très importante de la communauté mondiale (plusieurs centaines de millions de dollars). Garry Kasparov (Maître d’échecs), André Agassi (Joueur de tennis), Aram Khatchatourian (Compositeur et chef d’orchestre), Kim Kardashian (personnalité médiatique) sont parmi les célébrités d’origine arménienne les plus connues à travers le monde.

Le plus populaire est assurément Charles Aznavour (Shahnour Vaghinag Aznavourian par son nom d’origine : Arménien: Շահնուր Վաղինակ Ազնավուրեան). Français, Charles Aznavour est le chanteur célèbre que l’on connaît tous, mais il est aussi compositeur, acteur et même diplomate ; omni présent, dans le cœur des arméniens et d’Erevan, de nombreuses sculptures, places et rues (et même un musée !) lui rendent hommage et dans de nombreux cafés et restaurants, La Bohème et Amenez moi seront les titres les plus écoutés et religieusement respectés.


 

A travers l’objectif lors de mes visites à Erevan

Fin de la 1ère partie: Erevan et mon primier trip en Arménie
Prochaine partie: Le reste de l’Arménie  et les meilleurs sites à visiter en Arménie

Reviews
LAURENT Daniel
24/01/2021

Bravo Pierrick. C´est super bien documenté et très clair. Peut-être pourrais-tu ajouter quelque chose sur la musique arménienne. Je me souviens avoir entendu sur France Musique des choeurs somptueux (sans doute de la musique religieuse). Amitiés Daniel

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
31/01/2021
Merci Daniel pour ton retour. La deuxieme partie de ma decouverte de l'Armenie relate ma rencontre avec les joueurs de Duduk (avec un lien Youtube) Avec egalement plusieurs perles de musique religieuse, choeurs et chants. Amities
Krikorian
13/12/2020

Un vrai bonheur! J'étais en voyage dans le pays de mes origines, j'ai senti le parfum qui baigne à Érevan, il manque la musique avec le duduk mais dans mon imagination j'entendais cette musique qui me transporte à chaque fois. J'ai hâte de découvrir la suite et surtout tellement envie de toucher la terre de mes racines ! Merci de ce magnifique voyage❤

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
14/12/2020
Merci Nathalie pour ton commentaire. Je comprends parfaitement ton attachement a ta terre d'origine comme la majorite des armeniens (au pays ou au travers de la diapora mondiale) Le son des duduks viennent donc dans la 2eme partie, (au monastere de Guerhard et aussi a la fin du passage sur la religion) Je te conseille veritablement de visiter ton pays de souche au plus vite ))) A bientot Կհանդիպենք շուտով (desole si mon accent n'est pas bon))))
Lisa
25/10/2020

Great info and fun reading. Lovely photos.

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
10/11/2020
Thanks, Lisa. I appreciate your comment a lot. Please keep in touch for the second part about the Armenia trip. Soon ))))
Provost
17/10/2020

Très intéressant Pierrrick, on a l’impression d’y être, et c’est bien le but de ce genre de journal, je me suis régalé ! Digne d’un guide du routard de qualité, très agréable à lire. Un discours et un regard humain, quantité d’infos pratiques, de l’histoire, des descriptions de paysages avec des illustrations, le climat ambiant… On voit bien que tu te lèves à 5h du mat, j’aurais aimé avoir plus d’infos sur la vie en soirée et de nuit, mais en période de confinement peut-être qu’il n’y avait pas grand chose à dire, ou que tu en parleras dans la seconde partie. Tout comme pour les restaurants, tu m’as mis en appétit, j’aurais bien aimé des photos de plats, voire des restos si la déco est sympa ou particulières – tu dis qu’ils sont bon marché mais tu ne donnes pas de prix (alors que tu en donnes pour tout le reste). Petit détail, tu mets 2 fois la photo de La Mère Arménie, et sur le paragraphe au dessus de la 2ème photo de La Mère Arménie, tu écris « il y à a 1700 ans ». Hâte de lire la suite. Je t’embrasse. Ah ces bretons, d’éternels voyageurs.

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
04/11/2020
Merci Ronan c'est cool ))) Deuxieme partie tres vite. Ps: pour la vie nocturne, avec le COVID, c'est pas simple... (La deuxieme partie parlera du COVID) Pour les restaurants, en fait, seul et en tant que vegan, raw food adepte et minimaliste de coeur, je ne pratique pas souvent (voire jamais) Je me suis surpris a vouloir faire des photos des assiettes de clients dans les restaurants et terrasses, mais ca c'est pas super bien passe... Merci pour tes annotations) Bises
Joly Monica
09/10/2020

J'ai fais un excellent voyage avec ce récit.c'est écrit simple a comprendre.franchement moi j'ai aimé,j'espère que tes autres copains seront du même avis .

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
10/11/2020
Merci Monica d'avoir bien lu ces quelques lignes de mes experiences a Erevan. Bientot la suite avec mes divagations dans le reste de l'Armenie) Bises
Serge FRUHAUFF
25/09/2020

Bravo, je suis retourné "voyager" virtuellement dans récit plusieurs jours ... cela donne une ambiance, une impression de connaitre et surtout l'envie d'y aller ! Moi qui aime particulièrement les avis et la curiosité culinaire, il y a ici un bon chapitre, même si ce pays ne parait pas, ici, très "riche" en mets élaborés. Mes photos préférées sont celles du parc "d'attraction" dont il n'a que le nom ;-)) et ce charme impressionnant de cette ère post-apocalyptique des paysage de Pripyat que l'on a vu en reportage. Merci !!

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
10/11/2020
Bonjour mon Serge Merci pour ton commentaire avise. La suite de mon sejour en Armenie sera pour dans quelques jours. Plus de paysages, des infos auto (!!!) , plein de dossiers divers et interessants (a mon avis) A bientot )))))
Fifi
25/09/2020

Bravo Pierickian C’est bien écrit, pas chiant et très intéressant. J’ai tout lu jusqu’au bout. Ça manque un peu de gonzesse. Bise de Martinik

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
10/11/2020
Ce surnom de Fifi te restera je pense )))) Au niveau "coeur" l'Armenie ne sera pas le roman d'amour de l'ete me concernant. Le COVID et ses consequences limitent les relations nouvelles. Comme les anciennes n'existaient pas, le trace est donc reste lineaire ... Suite des aventures (sans gonzesses!) dans le jours a venir )))) Bises a la Martinique et a la Guadeloupe )))
Thierry Vincent
23/09/2020

Merci pour cet excellent recit de voyage Armenien .

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
10/11/2020
Merci Mr Poum patapoum)))))) La suite tres bientot)))) On on on
Marie
18/09/2020

Merci pour cette balade!

Nom*
Courriel*
Message de commentaire*
 

 

Pierrick
11/11/2020
Avec un grand plaisir pour la suite tres bientot )))))
 

 

Évaluation de l'excursion
Nom*
Courriel*
Vérifiez que l'entrée est correcte
Rate it
Message de commentaire*