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3 coutumes sacrées Indonésiennes qui pourraient vous choquer

31 Juillet  2019

L'Indonésie est connue comme le pays musulman le plus densément peuplé du monde, bien qu'ici soient combinées 7 religions à la fois et des systèmes de croyances encore plus divers. L'hindouisme, par exemple, est la religion principale de Bali, et il y a des régions où le christianisme est prépondérant, et aussi, d’autres régions, plus isolées et plus confidentielles avec des groupes tribaux qui vivent sous les anciennes lois et traditions séculaires dont nous parlerons ci-dessous.

L'Indonésie possède un patrimoine culturel incroyablement riche dont les habitants sont fiers et en ressentent une admiration particulière. Les Indonésiens sont très spirituels, religieux et très stricts avec les croyances et les traditions. En général, ces coutumes et modes de vie peuvent choquer les Européens actuels, mais la façon dont ils chérissent les traditions est souvent admirée.

Nous vous parlerons de trois cérémonies sacrées populaires qui pourraient vous effrayer, mais qui sont absolument normales pour le peuple indonésien. A partir de maintenant, pour votre prochain voyage, vous n’en serez pas aussi surpris!

Funérailles à Tana Toraja: les morts-vivants et les combats de taureaux

Commençons peut-être par le fait que les funérailles en Indonésie sont généralement très bruyantes et sans chagrin ni larmes, car l’âme du mort passe dans le monde meilleur. Mais avant cela, les parents doivent organiser une cérémonie sérieuse Rambu Solok qui dure plusieurs jours. Ce n'est pas un événement anti-deuil mais c'est plutôt la dernière occasion d'exprimer un respect important pour le défunt et de lui confesser de l’amour, tout en sachant que maintenant il se sentira beaucoup mieux.

Tana Toraja est une région de l'île de Sulawesi où subsistent encore de surprenantes traditions funéraires. Peuplée par l'ethnie `` toraja '', animiste, elle croit que tous les êtres, mais aussi tous les objets non vivants, sont d’essences spirituelles.

Habituellement, les funérailles ne se produisent pas immédiatement après la mort d'un torajas: la famille a besoin de temps pour collecter des fonds, car tout doit être cher, magnifique et lumineux. Pendant cette période, la personne décédée reste sous le même toit que les proches et cela pendant des semaines, des mois et parfois même des années. Avant les funérailles, ils sont toujours traités comme des malades qui souffrent simplement d'une maladie.

L'une des cérémonies les plus importantes d'un enterrement à Tana Toraja est le sacrifice.

Le taureau est considéré comme un moyen de transport pour la vie après la mort, mais en même temps est le symbole de la prospérité des morts. Si les ressources financières le permettent, le rituel Mapasilaga Tedong va se dérouler où deux taureaux vont se battent en duel mais où il n’est pas important de gagner, car il faut sacrifier le plus d’animaux possible. Les participants croient que plus il y aura de sang et plus le chemin vers le paradis sera facile pour le défunt. Après cela, la viande des taureaux (ou de porc) est donnée aux invités venus aux funérailles.

Tous les habitants sont enterrés dans des grottes, dans la roche avec la figure en bois de Tau-tau qui les symbolise individuellement; à l'exception,cependant, des bébés, qui sont enterrés dans des troncs d'arbres à Tana Toraja.

Tous les trois ans, après l’enterrement, généralement au mois d’août, ont lieu les deuxièmes funérailles, appelées Ma’Nene. C'est, peut-être, le rituel le plus connu et le plus terrifiant pour les occidentaux: les morts-vivants. La famille déterre la momie de leur parent, change ses vêtements et les range, marche avec eux dans la rue ou s'assoit simplement à la maison.

Par ce rituel, ils expriment leur respect à ceux qui sont partis, prennent soin du confort de leur vie après la mort et honorent leur souvenir. Même si cela a l'air effrayant, ce second enterrement est le moyen de retrouver les membres décédés de chaque famille.

Le rituel balinais appelé Ngaben

Ngaben - est le rituel de crémation hindou de Bali, également appelé Pitra Yadyna. Cette coutume, comme toutes les cérémonies culturelles indonésiennes, se déroule sans tristesse. On dit que les personnes décédées ne devraient pas voir les larmes ou le chagrin des parents, donc l'atmosphère y est naturellement joyeuse.

La préparation de cette cérémonie ainsi que des précédentes, peut durer très longtemps. Après la mort, le corps est laissé dans la pièce séparée du temple (généralement dans chaque maison il y a un temple familial) où chacun apporte de la nourriture et d'autres cadeaux divers. Le rituel de crémation pour les Balinais équivaut à une fête, donc la préparation pour cela commence souvent par la jeunes.

Ngaben - est une façon d'exprimer le respect des proches à celui qui repose en paix. Pour les Balinais, c’est une brillante cérémonie de passage vers un monde meilleur, de lumière et de joie.

L’ancien rituel Ikipalinl

Ikipalin est un ancien rituel de la tribu Dani, qui vit profondément dans les hauts plateaux de l'ouest de la Nouvelle-Guinée (Iran Jaya). La perte des proches ici est suivie d'un rituel d'amputation des doigts. Habituellement, il n'est pratiqué que par les femmes, mais même les anthropologues n'en connaissent pas encore la raison. Ils croient que la douleur physique est une partie importante de l'expression d'une condition émotionnelle de tristesse et, chez Dani, les doigts symbolisent l'harmonie, l'unification et la force. Il est également possible que le rituel soit censé calmer les mauvais esprits surtout si la personne décédée a une forte personnalité émotionnelle.

Bien entendu, ces cérémonies peuvent être terrifiantes, choquantes ou étranges pour une personne occidentale, mais elles sont inhérentes de la culture Indonésienne. Elles nous aident à réaliser que rien ne dure éternellement ce qui nous permet de gérer les décès un peu plus facilement.

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